Les visages de Dieu


de MALLOCK

‘… et Dieu créa l’Homme à son image…’

Pourquoi lire ce livre ?
Dans les thrillers on parle beaucoup de mode opératoire des tueurs en série, chacun son style, sa vision, ses objectifs avec parfois des inspirations entre les uns et les autres ou des imitateurs (copycat). Ici on parle aussi du modus operandi du commissaire Mallock, et il est pour le moins assez surprenant.
Par ailleurs, l’art, le sens profond des symboles allié à la folie ordinaire rendent ce thriller et les suivants particuliers, surtout si l’on porte une attention particulière tant aux titres des romans qu’au recueil de ceux-ci : ‘Les chroniques Barbares’. Tout un programme.

Résumé :

Il y a comme du Janus là-dedans…

Mon avis :
Pour tout vous dire, je ne connaissais pas du tout cet auteur et comme par un hasard très hasardeux (!) il fait désormais partie de mes chouchous… Tout d’abord il y a Mallock, un monde à lui tout seul ! Ensuite son équipe dont on apprend qu’il en a recruté soigneusement une poignée, membre par membre : sa Main de coeur et d’excellence professionnelle.
C’est important la main, surtout les doigts qui la composent. Chacun a son rôle, indissociable, complémentaire des autres.
Ainsi fonctionne Mallock : sa Main et ses esprits. Car outre un côté Frankenstein qui aurait réussi, cet homme hors norme sait utiliser tout le potentiel de sa ‘création’, plusieurs têtes valant mieux qu’une, surtout que la sienne est souvent limite…
Mais enfin, les résultats sont là, probants : les méchants sont traqués, trouvés et arrêtés, ce qui est la base même de la profession !
Bien sûr, les uns comme les autres ont leur vie, leur passé, leur présent… Quant à leur avenir, mieux vaut éviter de trop y penser dans ce métier !
Mallock, lui, n’a que le passé, son temps s’est figé au moment de la mort de son petit garçon Thomas. Et s’il continue c’est grâce à son sens aigu du devoir ou plus exactement son obligation morale vis à vis des victimes et de leurs proches, aidé en cela par ses addictions ‘raisonnées’ ! Mallock n’en est plus à un paradoxe près, d’autant plus que cela fonctionne et qu’il a suivi l’injonction de Platon : il se connait lui-même à la perfection !!!
Et tout connu et reconnu qu’il soit, notre commissaire n’est que doute, surtout sur lui-même quand il sent qu’il perd les pédales…
C’est aussi l’une des missions de sa Main, lui tenir la tête hors de l’eau : elle connait son Mallock sur le bouts de ses doigts ! Elle fait aussi le lien avec le reste de l’équipe.
Rien d’étonnant à ce que son service soit surnommé au ’36’ le ‘Fort Mallock’, bien plus facile d’en sortir que d’y entrer…

Cette première enquête qui lui est confiée en désespoir de cause nous embarque dans une folie meurtrière, les victimes mises en scène avec du maquillage comme touche finale à une oeuvre d’art.

Ainsi débute la lutte entre le Bien et le Mal, nous plongeant aussi dans l’entre deux…

La recherche incessante de la beauté parfaite de la création divine est-elle une quête du Mal ?
La minutie, la patience et la ténacité relèvent-elles du vice ou de la vertu ?
La divination, l’intuition, les fulgurances d’Amédée Mallock même provoquées par un mélange d’alcool et d’autres produits illicites sont-elles le résultat d’un trip quasi divin, de l’invisible qui s’entrouvre à son regard ou bien seulement la libération de détails que son subconscient a gardés jusqu’à ce qu’il soit en capacité de les retrouver et d’en prendre la mesure ?

Quelles que soient nos croyances cartésiennes ou pas, la réalité irréelle est la relation avec son fils défunt qu’il rencontre à chaque voyage. Bon, il a comme un grain notre héros tout cabossé… D’accord, mais quand il décode ses visions, c’est du concret, du détail qui tue car il était là depuis le début, le truc qu’on remarque sans y prêter attention tout en se disant juste après qu’on a loupé quelque chose… Ce truc qui nous chatouille, nous gratouille et nous prend la tête et nous fait gamberger en rond… Heureusement qu’il est là Dédé le Devin !
On en revient à la connaissance de soi-même, oui le Mallock se connait, il aime cuisiner, fin gourmet, il transmet à son fils les arts culinaires qu’il maitrise. Il se fait plaisir, juste avant de s’envoler pour un ailleurs souvent terrifiant où l’Enfer de Dante semble parfois quelque peu pâlot, c’est dire…
D’autant plus que malgré le rituel rigoureux auquel il se soumet, il en revient parfois bredouille. Mais, tenace, il y retourne jusqu’à ce qu’une faible lueur éclaire l’ensemble du tableau. selon l’urgence il convoque le ban dans la foulée, autrement cela attend le lendemain.
Surtout quand les services d’Outre-Atlantique, en l’occurrence le FBI, s’invitent officieusement dans notre enquête, le voyage dans le temps et l’espace recommencent avec des révélations pour certaines explosives exclusivement réservées aux initiés. La chance qu’on a d’en être !!!
Ou pas, car il y a des transmissions, des initiations, des filiations afin d’assurer une perpétuation de la folie, comme un patrimoine à faire fructifier dont le monde se passerait volontiers…

Bref, nouvelles orientations et hop, c’est plié vite fait, bien fait ! C’est pour offrir ? Faut-y vous l’envelopper ?

Je ne vous en livrerai pas plus, afin de préserver votre curiosité à la découverte de la lecture de ce roman.

Je vous laisse saliver par avance : les articles des 4 volumes suivants constituant ces ‘Chroniques Barbares’ sont en gestation !

Bonne lecture à vous













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